Universités de droit

 

Une université est une institution d’enseignements supérieurs, d’études et de recherches, constituée par la réunion de divers établissements nommés suivant les traditions « collèges » ou « facultés », « instituts », « départements », « centres », « sections », « unités » ou écoles spécifiques, mais aussi bibliothèque ou atelier, médiathèque ou musée… formant un ensemble administratif cohérent avec un statut de droit défini, public, privé ou éventuellement mixte. Sous cette égide légale et administrative sont ainsi rassemblées ou monopolisées la production (recherche), la conservation (publications et bibliothèques) et la transmission (études supérieures) de différents champs choisis d’études et de connaissance. Le mot universitas attesté entre 1214 et 1218 en latin médiéval, dans la pratique de juristes, désigne une communauté, une assemblée ou une corporation, ici, de maîtres et/ou d’élèves universitas magistrorum et scolarium, il est emprunté au vocabulaire des organisations marchandes, en particulier des guildes de commerce et corporations régulant des activités de services marchands. Ces corporations universitaires spécifiques ne caractérisent les premières et rares concentrations d’écoles d’enseignement supérieur de l’Europe méridionale et occidentale qu’à partir de la fin du premier tiers du XIIIe siècle. Il s’agit d’un statut qui permet de faire face aux autorités de l’école ecclésiastique, aux bourgeois de la ville réunis en assemblées ou en communes, voire au besoin à l’autoritarisme régalien ou papal.

 

L’entrée à l’université est généralement restreinte à ceux qui ont préalablement un diplôme d’enseignement secondaire. Le nombre d’étudiants dans les universités du monde est monté en flèche pendant tout le XXe siècle, spécialement depuis la Seconde Guerre mondiale. De nos jours un bon fonctionnement des universités et plus généralement de l’enseignement supérieur peut être considéré comme un atout économique. Aussi les grands pays européens, pour soutenir la compétition internationale, se sont-ils lancés depuis une dizaine d’années dans un mouvement de réflexion et de réforme de leurs universités.

 

Études de droit

C’est une matière que beaucoup d’entre vous n’avez jamais étudié au lycée. Difficile donc d’imaginer avant d’y être à quoi ressemblent les études en fac de droit. Quelles sont les matières que vous allez y suivre ? Aurez-vous des cours en petits groupes ou en amphi ?

Juge pour enfants ou avocat, les métiers du droit, avec les grands procès et les séries qui rythment notre quotidien, fascinent. « Depuis le lycée, je savais que je voulais étudier le droit, être un acteur de justice. Sans trop savoir où je mettais les pieds, j’étais déjà intéressée par le métier de commissaire ou celui de juge », raconte Clara Le Stum, qui a réalisé une licence de droit privé à Montpellier et un master 2 « Usages sociaux du droit et communication juridique » à Assas (Paris).

 

Des études qui ont la cote

Clara n’est pas la seule à éprouver une réelle attirance pour les études juridiques. Depuis une dizaine d’années, le droit est une des disciplines les plus courues à l’université. En 2017-2018, 207.700 jeunes ont étudié le droit, soit 1,3% de plus que l’année précédente, selon le ministère de l’Enseignement supérieur. Un engouement qui tranche avec le taux d’échec en première année : près de 60 % des étudiants de L1 abandonnent avant la fin de l’année. Certains en raison de l’insuffisance de leur travail ou de l’absence d’un réel projet professionnel, d’autres par ignorance de ce qui les attendait vraiment. « Quand on sort du lycée, on ne sait jamais à quoi s’attendre, surtout dans une faculté où l’on est plus de 1.000 élèves en première année. Heureusement, mes professeurs du lycée nous avaient bien préparé au grand changement et nous aidaient à devenir autonome avant de pénétrer dans la « jungle », se souvient Clara.

 

Le droit

Le Droit, est l’ensemble des dispositions interprétatives ou directives qui à un moment et dans un Etat déterminés, règlent le statut des personnes et des biens, ainsi que les rapports que les personnes publiques ou privées entretiennent. La solution des conflits entre personnes privées en raison de leurs statuts différents ou de relations faisant appel au droit international sont régis par le Droit International privé. Les relations juridiques entre États sont déterminés par le Droit International Public, qui ne fait pas partie des définitions abordées par le présent « Dictionnaire ». .

 

En considération de l’objet du Droit, et dans un but pédagogique, le Droit privé fait l’objet de divisions telles que : le droit civil, le droit procédural, le droit commercial, le droit social et à leur tour ces matières font l’objet de sous-divisions, par exemple le droit civil se divise en : droit des personnes, droit des régimes matrimoniaux, droit des successions, droit des biens, droit des obligations et des contrats.

Le Conseil National du Droit créé par le Décret n° 2008-420 du 29 avril 2008, est chargé d’une mission de réflexion et de proposition sur l’enseignement du droit, sur les relations entre les établissements qui dispensent cet enseignement et les institutions et professions concernées, sur la formation et l’emploi des juristes et sur les orientations et les modalités de la recherche juridique. Il peut être consulté sur les modalités d’accès aux professions judiciaires, juridiques et administratives. Il peut être saisi de toute question entrant dans son champ de compétence par le ministre de la justice et par le ministre chargé de l’enseignement supérieur. Il est composé, du Garde des sceaux, ministre de la justice, et du ministre chargé de l’enseignement supérieur ou de leur représentant, de personnalités non universitaires et de personnalités universitaires.

Le juriste

Vous avez envie de devenir juriste ? Vous vous demandez quelles études suivre pour exercer ce métier ? Diplomeo vous explique comment devenir juriste et en quoi consiste cette profession.

 

Qu’est-ce qu’un juriste ?

Le juriste est un spécialiste du droit (fiscal, social, commercial, etc.) dans des PME-PMI ou des grandes entreprises. Intégré à un service juridique, il est en charge de la protection des intérêts d’une entreprise au niveau commercial, financier ou encore technique. Le juriste d’entreprise travaille constamment avec les différents services de l’entreprise : commercial, ressources humaines, financier… Ce professionnel peut avoir une spécialisation (droit des affaires internationales, droit européen, droit de la propriété intellectuelle, droit de la propriété industrielle, droit de la santé…) en fonction de l’entreprise dans laquelle il travaille. Le juriste peut évoluer jusqu’à devenir directeur juridique d’une entreprise.

Le juriste peut être un avocat, mais il ne l’est pas nécessairement. Ces deux professionnels ont tous deux suivi des études supérieures de droit, mais l’avocat a lui obtenu un certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA).

 

Quelles sont les missions d’un juriste ?

Le juriste est un conseiller de l’entreprise qui a aussi des missions très opérationnelles. Voici quelques missions qui peuvent incomber au juriste d’une entreprise :

  • rédiger des contrats
  • assurer une veille sur les évolutions de la législation
  • contrôler les transactions et investissements d’une entreprise en tenant compte de l’aspect juridique
  • protéger l’entreprise d’un point de vue juridique

 

Quelles sont les qualités et les compétences d’un juriste ?

Le juriste ne doit rien laisser au hasard. Voici des qualités et compétences que ce professionnel du droit doit avoir :

  • des qualités relationnelles pour pouvoir communiquer facilement avec les membres de l’entreprise
  • une grande organisation, une certaine réactivité pour pouvoir répondre à des situations urgentes
  • une capacité à travailler en équipe
  • une grande polyvalence
  • une parfaite connaissance des différentes règles législatives et des dernières lois en vigueur

 

Quelle formation faut-il suivre pour devenir juriste ?

Pour devenir juriste, vous devez être titulaire, au minimum, d’un diplôme de niveau bac+5 dans le domaine du droit. Le parcours type est l’obtention d’une licence de droit puis d’un master de droit à l’université (droit privé). Après un master 2, vous pourrez poursuivre en passant un diplôme de juriste-conseil d’entreprise (DJCE), diplôme particulièrement valorisé dans la profession. Vous pouvez également décider de devenir avocat en passant par une école de droit dans le but d’obtenir le CAPA.

 

Devenir Juriste : Qualités requises

Comme dans tout métier lié au droit, la rigueur est la première compétence requise. Le juriste doit connaître plusieurs spécialités du droit, comme le droit du travail, pour être capable de résoudre au mieux les questions juridiques qui se posent au sein de l’entreprise. Cette maîtrise doit être accompagnée en outre d’une bonne mémoire pour retenir et appliquer toutes les règles législatives. Et si le droit paraît parfois abstrait, l’objectif du juriste d’entreprise est d’apporter des réponses concrètes aux services qui le sollicitent.

Un juriste d’entreprise doit également disposer de bonnes aptitudes en communication. Il doit savoir s’exprimer aussi bien par écrit qu’à l’oral. Il doit pouvoir vulgariser le droit et l’expliquer clairement à ses collègues. Il doit aussi savoir rédiger des rapports développés tout en restant limpide malgré la complexité de la matière qu’il traite. De plus, le métier de juriste d’entreprise nécessite de posséder au moins de bonnes notions d’anglais. Pour être recruté par un groupe international, l’anglais courant est requis.

Organisation, rapidité et disponibilité font aussi partie des qualités d’un juriste d’entreprise. Ses compétences peuvent être réclamées simultanément par plusieurs services. Le juriste peut donc vite se retrouver débordé s’il ne sait pas s’organiser et travailler rapidement sans pour autant bâcler ses tâches.

Enfin, un bon juriste dispose de capacités d’adaptation et d’un excellent relationnel. Travailler en équipe est son quotidien. Le juriste d’entreprise doit donc être à l’écoute de sa hiérarchie mais aussi des différents services qui composent sa société.

 

Juriste : carrière / possibilité d’évolution :

Un juriste d’entreprise a l’avantage de pouvoir évoluer dans sa carrière. Intégrer une entreprise permet soit de se spécialiser dans un domaine du droit et d’accroître ses connaissances, soit de grimper dans la hiérarchie de son entreprise. Ces évolutions sont surtout valables dans les grands groupes qui possèdent toute une équipe de juristes. Le juriste peut donc prendre en charge des dossiers de plus en plus importants et, fort de son expérience, devenir directeur juridique. Il gère alors les juristes d’entreprise. Mais le métier de juriste peut également s’avérer être un tremplin. Au bout de huit ans d’exercice de son métier, un juriste a la possibilité de s’installer comme avocat.